
J’aborde la peinture comme on traverse un rêve : les gestes sont flous, les formes incertaines, les images s’entrelacent sans logique apparente — mais l’émotion, au réveil, reste vive et intacte.
L’inconscient s’exprime en images pour dire ce que les mots ne peuvent pas toujours traduire. Peindre, c’est plonger en soi, dans un espace où rien n’est totalement défini. Pourtant, chaque toile raconte une histoire — un « Il était une fois… » dont chacun est libre d’imaginer la suite.
Parfois, un souvenir d’enfance refait surface et laisse la trace d’un moment marquant. Ces instants suspendus, à la fois intimes et universels, deviennent le socle de mon travail, là où mémoire et imaginaire se rejoignent.